18e régiment d'infanterie de ligne

Reconstitution historique Empire

Le 18e de ligne, de 1796 à 1815

" Le 21 mars, quinze bataillons se réunirent à Loano pour former une demi-brigade de ligne. D'abord elle prit le numéro 89, mais le tirage au sort qui se fit plus tard au ministère de la guerre lui donna le numéro 18. C'est de ce corps, à la formation duquel concourut le 8ème bataillon de la Haute-Garonne que je me propose de faire l'historique. "

Général Pierre de Pelleport

A terme, ce sont 17 bataillons qui formèrent la 18ème demi-brigade sous les ordres du Chef de Brigade FUGIERES :

  • 1er bataillon des volontaires du Mont-Blanc
  • 1er bataillon des grenadiers des Hautes-Alpes
  • 1er bataillon des Hautes-Alpes
  • 4ème bataillon de l'Ardèche
  • 5ème bataillon de l'Ardèche
  • 4ème bataillon du Tarn
  • 5ème bataillon du Lot
  • 8ème bataillon de la Haute-Garonne
  • 2ème bataillon de la Haute-Loire
  • 5ème bataillon de la Corrèze
  • 1er Bataillon du 23ème de l'ex-armée Royale (Royal)
  • 1er bataillon des Basses-Alpes
  • 1er bataillon de la Lozère
  • 1er bataillon des grenadiers de Paris
  • 1er bataillon du 35ème régiment de l'ex-armée Royale (Aquitaine)
  • 3ème bataillon de la Drôme
  • 3ème bataillon des Côtes-du-Nord (incorporé après la campagne de 1796)

De 1796 à 1797, la Première campagne d'Italie

Campagne d'Italie

DEGO, 15 avril 1796

LODI, 10 mai 1796

LONATO, 4 août 1796

CASTIGLIONE, 5 août 1796

ST GEORGES, 15 septembre 1796

CALDIERO, 12 novembre 1796

ARCOLE, 15 novembre 1796

RIVOLI, 14 janvier 1797

Rivoli

A 4h du matin, Bonaparte engage la bataille sans attendre Rey et Masséna auxquels il a donné l'ordre de se porter au secours de Joubert. Après plusieurs heures d'une lutte opiniâtre, les dernières réserves sont épuisées. L'héroïque Joubert menacé d'être entouré par toutes les colonnes autrichiennes se replie momentanément avec la droite. Les grenadiers autrichiens avaient gravi le sommet du défilé d'Incanale et la cavalerie débouchait à leur suite sur le plateau.

Pendant ce temps, la colonne de Lusignan continuant son mouvement tournant avait passé le Tasso, refoulé les avant-postes français et s'avançait sur nos arrières par la crête du Monte Pipolo. A ce moment, l'arrivée soudaine de Masséna sur le plateau oblige l'ennemi à se replier sur Caprino après avoir abandonné les hauteurs de Tromballora. Joubert de son côté chargeant l'ennemi à la baïonnette, l'obligeait à la retraite après l'avoir rejeté en désordre dans le défilé d'Incanale et s'être emparé de la chapelle San-Marco. Nous étions vainqueurs sur le plateau, mais la colonne de Lusignan après avoir forcé la 75ème demi-brigade à abandonner les hauteurs de Filtaro, s'emparait du Monte-Brusini et menaçait notre retraite en couronnant les crêtes du Monte-Pipolo.

La 18ème demi-brigade qui avait marché toute la nuit de Bussolengo sur Garda, avait laissé la compagnie du Capitaine René (45 hommes environ) au défilé de Rocca di Garda, et, après avoir culbuté les flanqueurs de Lusignan, arrivait sur le chaamp de bataille de Rivoli apportant un renfort précieux à ce moment. A son arrivée, le Général Bonaparte la saluait par ces paroles : "Brave 18ème, je te connais, l'ennemi ne tient pas devant toi."

Massena certain que la division Rey ne peut tarder à déboucher sur le champ de bataille, porte la 18ème demi-brigade appuyée par un bataillon de la 75ème sur le Monte-Pipolo. Lusignan se retire sur le Monte-Brusini ; à peine a-t-il atteint cette position qu'il est attaqué de front avec la plus grande vigueur par la 18ème et le bataillon de la 75ème ayant à leur tête ls Généraux Brune et Monnier. Pendant cette attaque la 58ème apparaît sur les derrières des troupes autrichiennes.

La 18ème demi-brigade, animée du désir de faire son devoir en répondant à la confiance e son Général en chef, escalade les hauteurs occupées par les bataillons ennemis. Ni le feu, ni la rapidité des pentes ne peuvent ralentir l'attaque de ces braves. Nos troupes abordent les Autrichiens à la baïonnette. Déconcertés déjà l'audace de nos troupes, c'est en vain qu'ils tentent de résister à leur impétuosité ; après une lutte de courte durée, les Autrichiens rompus prennent la fuite. Les Capitaines Bart et Cassagne, le Lieutenant Fasse, se distinguent entre les plus braves, ainsi que le volontaire Franchet. Celui-ci tombé dans un groupe d'Autrichiens, blesse, tue plusieurs de ceux-ci qui le pressent et se dégage.

Une colonne de 1500 Autrichiens s'était détachée du corps de Lusignan et avait essayé de s'échapper par Garda. Elle rencontre au défilé de Rocca di Garda les 45 hommes du Capitaine René. Sommé de se constituer prisonnier, ce vaillant officier ne s'en laisse pas imposer ; se prévalant de forces qu'il n'a pas, à son tour il somme l'ennemi de se rendre ; le Commandant étonné croit avoir à faire à un corps imposant, ses troupes sont démoralisées, il remet son épée et 1500 hommes défilent jetant bas leurs armes. Deux drapeaux tombent entre nos mains. La conduite du Capitaine René est citée à l'ordre de l'armée.

Avec de telles troupes, Bonaparte pouvait s'écrier "les légions romaines faisaient vingt quatre milles par jour, nos brigades en font trente et se battent dans l'intervalle."

Sur le drapeau offert par la Patrie reconnaissante à la 18ème demi-brigade on lisait au dessous des noms de Jemmapes, Fleurus, St-Georges, Rivoli, ces paroles mémorables : "Brave 18ème, je te connais, l'ennemi ne tient pas devant toi."

Notice Historique du ministère de la guerre

TARVIS, 23 mars 1797

Voir aussi : Histoire de la 18ème Demi-Brigade en Italie, par le chef de brigade Fugières


1798, campagne d'Helvétie

FRIBOURG, 2 mars 1798

Le 2 mars 1798, la 18ème de ligne (Brigade Pichon) arrive devant Fribourg. La ville, sommée de se rendre, fait mine de résister. La nuit même, le sergent Barbe, de la 18ème, avec un détachement composé du fourrier Tisch et de 13 hommes, réussit à escalader la muraille et à s'introduire dans la place sans éveiller l'attention des assiégés. Se défilant dans l'ombre, il atteint le poste qui garde une des portes de la ville, le surprend et l'égorge. La porte est ensuite ouverte à nos troupes qui s'emparent sans peine de Fribourg. A la suite de cette action d'éclat, le sergent Barbe fut nommé sous-lieutenant.


De 1798 à 1799, la campagne d'Egypte

Campagne d'Egypte

DEGO, 15 avril 1796

Le 11 avril 1798, la 18ème demi-brigade de ligne arrive à La Seyne-sur-Mer (banlieue de Toulon). Elle embarque le 9 Mai.

ALEXANDRIE, 2 juillet 1798

CHEBREISS, 14 juillet 1798

LES PYRAMIDES, 21 juillet 1798

ABOUKIR, 1 août 1798

Un détachement de la 18ème est en garnison sur le vaisseau Le Conquérant lors de la bataille navale d'Aboukir.

ST JEAN d'ACRE, 19 mars au 20 mai 1799

Le Chef de brigade Boyer est tué le 7 mai, il sera remplacé par le Chef de brigade Morangies.

MONT THABOR, 16 avril 1799

ABOUKIR, 25 juillet 1799

D'abord, sous les ordres de Destaing et Lanusse et ses 18ème et 32ème de ligne, en avant-garde de l'armée sur l'aile gauche. En direction de la montagne du Cheick (18ème et 32ème en seconde ligne derrière Destaing) le 18ème avec le général Fugières à sa tête est engagée précocement et arrive aux retranchements de la redoute, au mamelon du Vizir. Combats au corps à corps et à la baïonnette. Le général Fugières est blessé à la tête puis a le bras emporté. Le 18ème recule jusqu'à son point de départ derrière le village. les hommes de Mustapha Pacha en profitent pour sortir de la redoute afin de couper la tête des morts et des blessés français laissés sur le terrain, ce qui occasionne la désorganisation de la défense ennemie. Murat et la cavalerie en profitent pour couper les troupes ennemies de la redoute. Ces derniers se trouvent pris entre la cavalerie, et le 18ème, renforcé du 32ème, qui les attaquent à nouveau. Le 18ème et le 32ème jettent les défenseurs à la mer. Murat et Lannes s'emparent de la redoute. A 13H la bataille est terminée : elle a fait 200 morts et 500 blessés chez les Français. La 18ème demi-brigade y fut à l'honneur, continuellement au contact de l'ennemi.


De 1800 à 1805, sous le Consulat

Le 26 novembre 1801 (5 frimaire X), la 18ème demi-brigade arrive à Marseille, de retour d'Egypte. Elle compte 346 hommes sous les armes.

Au retour d'Egypte, le 18ème de ligne se retrouve en garnison à Mâcon, puis à Dijon jusqu'en juin 1803, puis va à Paris (La Nouvelle-France et Popincourt) jusqu'en 1805. Le 21 septembre 1805, Ravier est nommé colonel du régiment à Strasbourg.


1805, la campagne d'Allemagne

Austerlitz
4ème Corps de SOULT, Division LEGRAND, Brigade LEVASSEUR

ULM, 20 octobre 1805

HOLLABRUN, 16 novembre 1805

AUSTERLITZ, 2 décembre 1805

A la fin de la journée d'Austerlitz, le 18ème de Ligne arrête le retour offensif du général Koutousov en exécutant plusieurs attaques à la baïonnette contre l'artillerie et l'infanterie russes. Pendant l'action, le Tambour-Major Rouchon, dont tous les tambours sont tués ou blessés, saisit une caisse, quoique blessé lui-même au bras gauche par un éclat d'obus, et bat la charge. Le Régiment, entraîné à l'assaut pour la troisième fois, repousse l'ennemi définitivement.

"Quant à la 2ème brigade, 18ème et 75ème, commandée par le général Levasseur, elle était disposée au dessus de Telnitz et en arrière d'un petit ruisseau, le Goldbac, de manière à se combiner, au besoin, soit avec notre 1ère brigade, soit avec les troupe de Vandamme. Une brigade de cavalerie légère était en arrière de l'infanterie. Voilà la disposition des troupes qui formaient notre extrême droite au commencement de la bataille. La division Friand et quatre régiments de dragons qui devaient les renforcer n'étaient pas encore arrivés. Ainsi la division, avec deux régiments de chasseurs, eut à lutter contre 35 à 40 000 hommes.

Le 18ème régiment, pendant cette débâcle de l'aile gauche ennemie, combattit tantôt avec un corps, tantôt avec un autre ; il se rendit, sans attendre des ordres, sur les ennemis qui étaient le plus à la portée de ses coups. La division Legrand marche sur l'artillerie ennemie, et s'en empare; elle a la gloire de commencer et terminer cette bataille.

Général Pelleport

1806, la campagne de Prusse

Iena

IENA, 14 octobre 1806


1807, la campagne de Pologne

Eylau

EYLAU, 8 février 1807

Le second bataillon du 18ème perd son Aigle. Le Colonel Langlois témoigne :

"Au moment où le 18ème atteignait la hauteur et refoulait violemment l'infanterie russe, il fut assailli par une masse de cavalerie qui se précipita entre ses divisions avant qu'elles puissent former le carré. La mêlée fut affreuse ; hommes et chevaux, frappé mortellement par les balles de nos soldats, se renversaient pêle-mêle, les uns sur les autres. L'infanterie russe vint se mêler à cette lutte impitoyable, et il ne restait plus que quelques Français debout, les armes à la main, défendant encore l'honneur du régiment, quand le 13ème Chasseurs, soutenu par la division de dragons Klein, accourut au secours du 18ème et le délivra mais le mal était fait. Le général Lavasseur, tous les officiers supérieurs, ainsi qu'un grand nombre d'officiers et de soldats de ce régiment furent grièvement blessés et, qui pis est, l'Aigle fut perdue."

HEILSBERG, 10 juin 1807


1809, la campagne d'Autriche

Wagram
4ème Corps de MASSENA, Division LEGRAND

Sous les ordres du colonel Pelleport

EBERSBERG, 3 mai 1809

Le 18ème chasse les autrichiens d'Ebersberg après avoir franchi le pont encombré de cadavres. Les sapeurs abattent les portes du château sous un feu meurtrier. Le 18ème dépasse la ville en flamme et poursuit les autrichiens en faisant de nombreux prisonniers.

ESSLING, 21 et 22 mai 1809

WAGRAM, 5 et 6 juillet 1809

ZNAIM, 11 juillet 1809


1812, la campagne de Russie

La Moskova

Entre 1810 et 1811, le 18e est en Hollande.

3ème Corps de NEY, Division RAZOUT

SMOLENSK, 16 et 17 août 1812

LA MOSKOVA, 7 septembre 1812

KRASNOE, 15 - 18 novembre 1812


1813, la campagne d'Allemagne

Leipzig

Sous les ordres du Colonel Sauset puis du Colonel Maury.

DRESDE, 26 et 27 août 1813

LEIPZIG, 16 - 19 octobre 1813

HANAU, 30 et 31 octobre 1813


1814, la campagne de France

Campagne de France

Sous les ordres du Colonel Sauset puis du Colonel Woirol.

MAGDEBOURG - 15 septembre 1813 - 20 mai 1814

LA ROTHIERE - 1er février 1814

MONTEREAU - 18 février 1814


1815, les 100 jours

URBOURG, 26 juin 1815

STRASBOURG, 28 juin - 30 juillet 1815

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