18e régiment d'infanterie de ligne

Reconstitution historique Empire Midi-Pyrénées

Les numéros du soldat

Voici petit résumé synthétique présentant quels étaient les différents numéros du soldat.

On notera qu’il est de la responsabilité du fourrier de fixer et connaître ces différents numéros propres à chaque soldat. Quand on voit l’état de certains fourriers en reconstitution on se pose des questions…

Les différentes éditions du Bardin définissent :

1. Le numéro d'inscription matriculaire : invariable, il roule sur tout le régiment. Chaque soldat qui arrive prend, à son jour d'admission, le numéro non encore occupé. Le numéro des hommes perdus ou rayés ne peut plus être donné à personne. Si les hommes perdus ou rayés reviennent faire partie du corps, et s'ils ne doivent pas perdre leur rang d'ancienneté, ils reprennent leur ancien numéro; s'ils perdent leur rang d'ancienneté, ils doivent être numérotés de nouveau. Il en est fait annotation à côté de leur ancien numéro. Les cases du contrôle-matricule ne sont jamais biffées.

2. Le numéro de contrôle annuel : il change tous les ans, et ne roule que sur la compagnie. A mesure des pertes, les cases vacantes sont biffées, et les numéros restent vacants jusqu'à la fin de l'année; ils ne peuvent plus être redonnés à personne, pas même à ceux à qui ils ont cessé d'appartenir, que ces hommes perdent ou non leur ancienneté.

3. Le numéro d'habillement et équipement : il doit être identique au numéro d'armement donné au soldat. – Pour les détails relatifs à ce numéro, se reporter à mon article du bulletin 43. Notez que quand l'homme passe d'une compagnie à une autre, il prend un nouveau numéro. Pour les tambours et fifres ce numéro est celui de leur instrument; pour les sapeurs, celui de leur hache.

Les numéros d'habillement d'une compagnie de ligne ne peuvent dépasser le 117; aucun de ces numéros ne doit être vacant, à moins que la compagnie ne soit incomplète; les 115 premiers numéros sont attribués aux fusils; les 116 et 117 aux caisses de tambour ou aux cornets. Les fusils des sergents (y compris celui du sergent-major) ont toujours les numéros 1 à 5; ceux des caporaux, ceux de 6 à 14.

4. Le numéro de rang de taille : il roule indistinctement sur les caporaux et soldats de la compagnie.

5. Le numéro d'escouade : numéro que le soldat ou le sous-officier tient dans l’escouade ; il facilite les appels de nuit, et est inscrit sur son étiquette de lit.

6. Le numéro du lit où il couche : il correspond au numéro de l’escouade.

Le soldat est enfin sujet à être affublé de deux derniers numéros, encore plus labiles : le numéro de rang lors de l’école du peloton et le numéro de factionnaire.

Vous l’aurez compris, hormis le numéro matricule et celui de l'armement, tous ces numéros sont variables. Et on imagine même facilement qu’en campagne certains devaient changer fréquemment… En somme, il me paraît extrêmement difficile voire impossible de l’appliquer en reconstitution !

Giberne de sergent

1811  2 G  3 REGT SUISSE 5

Cette giberne était celle du soldat avec le numéro d'habillement et équipement "5" de la compagnie de grenadiers du 2e bataillon du 3e Régiment Suisse. Le numéro indique qu'ils'agit d'un sergent, c'est la raison pourquoi la giberne est plus petite que le modèle porté par les soldats ordinaires.

Baudrier de sabre

1816  3 REG SUISSE  58  J  70

Ce baudrier de sabre fut peut-être porté successivement par les soldats avec les numéros "58" et "70", dans la 10e compagnie de fusiliers (lettre "J") du 3e Régiment Suisse.

Baguette

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